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Actualités

4 septembre 2020

Une rentrée sans casser sa tirelire

Pour commencer, revenons sur la question récurrente que tout le monde se pose : « La bio est-elle chère ? ». Le prix, finalement, sert à payer qui ? Ou quoi ?

    • On parle de prix juste : c’est quoi ?

Pour être juste, un prix doit être acceptable pour le consommateur, équitable pour le producteur et avec une marge honnête fixée le distributeur. Force est de constater que le modèle dominant ne permet pas aujourd’hui à tout le monde de respecter cet équilibre.

Quel avenir pour la bio si elle pousse à reproduire un modèle agricole basé sur l’importation et le prix le plus bas, faisant jouer la concurrence en permanence ? Quelle serait la bio de demain si elle était basée sur un modèle social qui ne donne pas au salarié les moyens de vivre de son travail et, accessoirement, de consommer ?

Quel monde laisserions-nous si le modèle économique choisi était celui qui ne fait qu’enrichir les plus riches et ne répartit pas la valeur entre tous ? Comment vivrions-nous demain si le modèle environnemental ne permet pas de maintenir notre écosystème à long terme ?

    • Un effort conjoint des acteurs de la chaîne

C’est ce difficile équilibre que nous tentons de réaliser depuis plus de trente ans chez Biocoop. Il est vrai qu’une gouvernance coopérative, assurée aussi bien par des producteurs et des consommateurs que par des salariés et des gérants de magasins, aide à avoir une vision globale des préoccupations de chacun des maillons de la chaîne.

En effet, la bio coûte plus cher à produire : moins de rendements, plus de risques agronomiques, plus de main-d’œuvre, surtout si nous faisons des choix engagés tels que produire au plus proche (au niveau local ou au moins en France), privilégier une agriculture paysanne à taille humaine, exiger du 100 % bio (nourriture animale par exemple), promouvoir un modèle social vertueux (économie sociale et solidaire, ou ESS), respecter l’environnement (pour éviter les coûts cachés).

Mais des solutions existent pour rendre les prix des produits bio accessibles pour le consommateur ! Par exemple, en distribuant uniquement des produits de saison, ou en réduisant les emballages et en développant le vrac, ou encore en proposant des « prix engagés » grâce à un effort conjoint des acteurs de la chaîne… En prime, ces actions auront un impact positif sur l’environnement.

Chez Biocoop, notre mission est claire depuis longtemps : permettre le développement d’une bio à valeur, grâce à une distribution vertueuse et basée sur un modèle où le collectif prime toujours. Alors, non la bio n’est pas « trop » chère, mais son prix doit être juste, juste pour tous. (Source : Biocoop pour LSA N°2570 du 12 septembre 2019)

 

CONSOMMER BIO SANS PAYER PLUS : ON VOUS DONNE QUELQUES ASTUCES

La pédagogie est affaire de répétition ! Nous rappelons ici les comportements de base à adopter si on veut consommer bio à petit prix mais en conservant une éthique qualitative, sociale et environnementale.

    • Choisir le vrac : jusqu’à 30% moins cher que les produits emballés

Consommer en vrac signifie non seulement faire des économies, mais aussi produire moins d’emballages et mettre fin au gaspillage alimentaire en consommant la juste quantité. Pour transporter tous ces produits, nous proposons quantités de contenants réutilisables (sacs coton, bouteilles, bocaux, cartons…). A la CABA : plus de 300 produits en vrac dans nos magasins.

    • Consommer local, de saison… et nécessairement bio !

Nous privilégions les circuits courts afin de contribuer à l’économie locale, respecter les cycles de production, limiter les transports et réduire notre impact sur l’environnement : priorité à l’approvisionnement local producteurs et des transformateurs installés à moins de 150 km de notre coopérative, puis régional et enfin national. Lorsqu’il faut aller au-delà du national, nous nous tournons vers les pays limitrophes (Italie et Espagne) et nous travaillons avec des petits producteurs et des coopératives bio respectant les mêmes critères que nos fournisseurs français.

Pas de serres chauffées ni de produits issus de la « mer de plastique » dans le sud de la Province d’Almeria en Espagne, à cause des pratiques sociales et d’un mode de production bio non durable !

Si ce n’est pas de saison, vous ne le trouverez pas en rayon !

L’ADEME – Agence de la transition écologique, par son étude sur l’empreinte écologique de notre alimentation montre que le choix de production agricole prime donc sur le transport : 67% des émissions de gaz à effet de serre sont liés à l’agriculture, loin devant les 19% liés aux transports. Contre toutes idées reçues (« Moi j’achète pas bio, mais j’achète local, c’est pareil »), il apparaît évident de conjuguer les deux – local et bio – en incitant fortement les producteurs locaux à se convertir en agriculture biologique.

Biocoop travaille activement la question du transport. Par exemple, au retour des tournées de livraison vers les magasins, les camions effectuent la collecte de produits chez certains de nos fournisseurs. Le taux de remplissage des camions est ainsi optimisé et permet de faire rimer économie et écologie, ce qui parfois peut être moins impactant que multiples trajets de fournisseurs locaux.

    •  Adopter des réflexes anti-gaspi

Planifier les repas de la semaine, faire l’inventaire de ce qu’il reste dans le frigo et les placards, préparer une liste de courses.

Organiser le réfrigérateur en fonction de la fragilité des produits : viandes et poissons en haut (près de la ventilation), produits laitiers au milieu, fruits et légumes en bas, dans le bac dédié.

Laisser au premier plan les produits entamés et dont le délai de péremption est le plus proche et les utiliser en priorité.

Doser en fonction du nombre de convives.

Congeler les excédents s’il y en a.

    • Viande : préférer la qualité à la quantité

Produite dans le respect de l’animal et des sols, la viande issue de l’agriculture biologique trouve progressivement une place plus importante dans les assiettes des français.

A la CABA, la viande est exclusivement d’origine France : les animaux y sont nés, élevés, abattus et transformés. En partenariat avec les groupements de producteurs français, Biocoop a créé des filières équitables fondées sur le respect de critères sociaux et écologiques exigeants (plus encore que ceux imposés par le règlement bio européen), afin de garantir une rémunération juste et équitable des producteurs, et des prix accessibles pour les consommateurs.

Et si l’on souhaite réduire sa consommation de viande ? Pas de problème ! Tofu, tempeh et seitan vous permettront de remplacer la viande par des protéines végétales !

    • Revenir aux fourneaux !

Une question de bon sens : les plats préparés et les produits transformés nous permettent de gagner du temps… mais ils peuvent vite faire gonfler la note. La cuisine maison et simple à partir de produits bruts allège considérablement le budget, avec le plaisir en plus.

    •  Cuisiner les légumes secs

Idéalement, il faudrait consommer dans une journée 2/3 de céréales, de préférence complètes, pour 1/3 de légumineuses. Des légumes, des fruits et des matières grasses devraient accompagner les légumes secs !

Exemples : chili mexicain (maïs et haricots rouges), couscous maghrébin (semoule de blé et pois chiches), minestrone italien (pâtes et haricots blancs), dhal indien (riz et lentilles corail)…

En plus d’être les championnes en matière de protéines, les céréales et les légumineuses sont très bon marché et se conservent très bien si vous les stockez dans des bocaux en verre à l’abri de la lumière et de l’humidité.

Nos légumes secs sont 100 % bio et en majorité cultivés en France (lentilles, haricots blancs et pois chiches sont issus de filières équitables), voire locaux !

    • Dénicher les produits estampillés « Biocoop »

Biscuits, yaourts, tartinables, mais aussi produits d’entretien… Découvrez les produits élaborés en France avec nos fournisseurs partenaires pour une bio de qualité à prix accessible !

Nos produits « Biocoop » sont fabriqués à partir d’ingrédients issus de filières françaises, équitables et toujours bio ! Ils répondent à de nombreuses exigences : emballages éco-conçus, respect de la saisonnalité, proximité entre récolte/collecte et transformation des matières premières…

Pour en savoir plus sur nos engagements : Le réseau Biocoop

    •  Privilégier les aliments complets

Les aliments complets ou demi-complets sont plus rassasiants et nutritifs car l’enveloppe du grain (le son et le germe) est conservée. Pâtes, riz, pains, semoule…

    • Optimiser les restes

Des restes de céréales cuites ? Transformons-les en galettes végétales.

Des légumes cuits ? Parfaits dans une quiche ou une tarte salée avec un peu de crème et de fromage.

Des fruits un peu trop mûrs ? Préparons un gâteau ou réduisons-les en compote.

Des tranches de pain ou de brioche sèches ? Du pain perdu pour le petit-déjeuner ou un pudding pour le dessert.