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Billet d’humeur d’un coopérateur

25 Mar 2022

C'en serait fini de notre petit paradis ?

Le bien être, à commencer par le bien manger procuré jusque là sans ménagement et sans discontinuité par la filière Bio, ne serait plus sur les rails.
La bio qui s'affiche jusqu'alors comme un condensé des vertus d’une alimentation saine, respectueuse de la saisonnalité, du bien être animal et du revenu des producteurs, produits frais et ou transformés est pour l'essentiel collecté en nos proches territoires. Aussi, sauvegardant leur fraîcheur, leur saveur et meilleur sur un plan nutritionnel, nous ne demandions rien de plus !
Pourtant ce petit monde est en branle bas en péril même au motif que la dé-conversion des fermes en bio, le ralentissement de la consommation, le coût jugé disproportionné tout comme un doute sur les provenances plus ou moins fondées avec l'importation.
Tout ça est fâcheux pour le bio consommateur et plus globalement pour la filière. Tant il a fallu de labeur à construire un tel écosystème.
Ce ralentissement nous interpelle. On entend bien que les produits bio sont plus coûteux que le conventionnel . Plus vert, c'est plus cher !

Cependant il faut raison garder.
Pour peu qu'on prenne en compte les externalités négatives occasionnées par l'agriculture et ou élevage conventionnels ou plus encore dite agro-industrielle, alors il faut tout compter.
Notamment à cause des gros intrants et grosses machines qui participent à cette pollution, que ce soit l'air et l'eau des bassins versants que les phénomènes induits d'eutrophisation d'algues de toute nature. Si on compte aussi la destruction des pollinisateurs, si on compte le bilan des cancers et maladies professionnelles : on n'en finit pas de s'étendre dans la démesure des conséquences négatives. Et si en plus on faisait le bilan de la détresse humaine, des endettés, ceux qui par le système n'ont pas réussi à accéder au modèle C.I.V.A.M économe, autonome doublé d'entraide en collectif.
Si en plus on prend en compte les dégâts sur la biodiversité, l’artificialisation des sols, la désertification des territoires. Toutes ces externalités négatives : c'est phénoménal ! Et sans exagérer, on peut affirmer que la bio est bien plus profitable à qui veut y puiser.  Alors, on ne peut que se battre pour défendre LA BIO et pour ça développer les installations en agriculture paysanne et bio.
C'est la tâche qu'un se donne à Terre liens pour sauvegarder un modèle qui plus que jamais est en péril. On ne sera jamais trop de consommateurs pour ensemble faire liens et défendre notre "petit paradis". Désormais, il faut pourvoir à l'essentiel et relancer la bio !

Paul - Coopérateur Biocoop La CABA - 25 mars 2022

 

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